Lettre à un inconnu
Pour parler d’un thème que j’aimerai être plus récurrent, mais dont peu semblent s’en laisser troubler : de nos rencontres qui n’ont pas eu lieu. C’était une chanson de L’impératrice, Déjà-Vue, ou encore d’un autre artiste dont j’ai oublié le nom et le nom de la chanson.
C’est l’effet papillon ; “quand on sait qu’un seul regard peut changer le cours de l’Histoire”. Mais plus proche, comment ai-je pu vous oublier ? Suzanne, je me souviens encore de toi, mais je ne suis même plus certaine de ton nom. Pourtant vous avez toustes, au sens propre, changé ma vie, et elle serait sans doute différente sans vous avoir croisé. Mais je vous ai oublié.
Enfin, pas vraiment, puisque je vous écris : je me souviens encore de Suzanne, et je me rappelle d’autres encore. Mais surtout, au delà de ce que vous êtes individuellement, de vos personnalités, de votre souvenir de moi, et de mon souvenir de vous, je me souviens de vous tous. Même si j’en suis navré, comprenez que l’important ne dépend pas directement de vous, mais plutôt de moi. Soit, il reste en moi une part de ce que vous aviez à cœur d’être ce jour là.
A mon avis, il reste surtout mon avis sur moi-même de mon impression de vous. Quand je repense à vous, c’est d’abord à travers moi. C’est normal, d’ailleurs, mais je pense surtout à ce que j’ai pu et ce que je n’ai pas pu vous dire. Parfois ça me fait du bien, parfois moins.
Dans tous les cas, on se reverra. Vous n’êtes personne, mais vous êtes partout et tout le monde à la fois. La mémoire se confond mais reste à jamais, donc jamais je ne vous oublierai.