Bienvenue sur Plume !
Je m’appelle Val. Je suis ingénieur en télécom et développeur, et j’écris, je fais de la musique et je prends des photos sur mon temps libre.
Sur ce site, tu retrouveras mon recueil, des lettres et des détails sur mes projets.
Tu peux aussi retrouver mes photos dans ma galerie.
Bonne lecture :)
Avancer dans le passé
Comment tu t’appelles ? Je t’ai presque oublié. Je réfléchis et je vais chercher aussi loin que je me souvienne, des images me reviennent petit à petit. Les prénoms et les souvenirs se mélangent, les moments sont flous : le bien et le mal, le bon ou le mauvais, je confonds.
…De nos tourments
Par où commencer… Je crois que je suis un peu gênée de t’écrire. Est-ce que c’est parce que je suis trop lâche pour t’en parler ? Ou bien je me demande si tu voudrais l’entendre. Ici nous sommes en sécurité ; lis moi si tu le souhaites seulement.
…Le feu et la lumière
Admire la scène : nous sommes dans le noir et rien ne bouge. On entend nos respirations, des bruits métalliques, un frottement, puis des râles, des cris. Rien ne doit bouger, mais c’est de plus en plus difficile. La force de l’obscurité c’est pas ce qu’elle nous cache, mais ce qu’elle nous laisse entrevoir, ce qu’on discerne à peine à travers les ombres un court instant avant de regagner notre mémoire et notre imaginaire.
…Lettre à Suzanne
Suzanne… Suzanne ? Est ce que tu t’appelles Suzanne ? Ça n’a pas d’importance.
…Lettre à un ancien ami
On a jamais vraiment fini. Je sais que tu avais des remords et j’admets que j’avais les miens aussi, mais un sentiment d’inachevé me reste. Les pensées qu’on laissait au contexte sans jamais se les dire demeurent en suspens : au final je n’en sais pas tant, et toi non plus. Peut-être que ça ne changerait rien et que tu avais déjà raison. On dit souvent que c’est en parlant qu’on parvient le mieux à régler nos conflits ; pourtant ici je ressentais que c’était l’inverse. Nos discussions ne menaient pas nul part, mais non loin de là.
…L'hiver les feuilles tombent
Les feuilles tombent tous les hivers. C’est vivant et pourtant c’est mécanique, presque automatique. Les épines restent, les feuilles tombent. Mais le temps continue, emporte avec lui le souvenir de ce qui a été, de ce qui est et de ce qui n’est plus. On avance. Les feuilles renaissent, les feuilles retombent, le temps emporte. Les regrets restent parfois, s’envolent peut-être.
…A chacun sa vérité
Tout disparaît petit à petit. Tout s’en va, et tout s’en ira encore, pour toujours. Tout s’en va déjà, sans jamais qu’on ne s’en rende compte. La vie nous fait avancer. On continue de déambuler dans les grands couloirs de l’existence sans s’emparer des changements qui l’ornent, puis plus tard on regarde des années en arrière en se demandant comment on a pu vivre comme ça.
…Emotions sonores
Le vacarme. Ambulant, toujours présent, d’où qu’on vienne, où qu’on aille. A la campagne, à la ville, chez soi ou en dehors, au travail, au parc. Le vacarme. Le bruit. Parfois trop, parfois oublié, mais toujours. Le vacarme. Souvent distrayant, parfois malgré soi. Et même quand on le provoque, le vacarme. Pour s’échapper des pensées, pour éviter ses réflexions, pour trouver quelque chose à faire, pour s’occuper avant de s’occuper. Le vacarme.
…Les vagabonds
Ils n’avaient rien. Personne à qui s’attacher, personne ne s’y attachait. Le monde réel n’était qu’une conception abstraite écartée de leur propre réalité et de leur propre monde. Pourtant ils étaient bien là, comme à deux endroits à la fois, dans leurs pensées et à la vue de tous. Comme partout et nul part. Rien dans l’un, rien dans l’autre, juste là, par défaut, par ce qu’il le fallait, c’était comme ca. S’ils avaient eu le choix ils ne seraient pas, ou dans l’autre du moins.
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