Recueils

Danse les cieux

Aujourd’hui, je t’aime et ça me fait pleurer un peu. Je suis allée me promener dans la rue puis dans mes pensées, je me suis laissée distraire par la danse effrénée qui se produisait devant moi, et quand je suis revenue, j’ai pleuré. C’est comme ça.

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Courir, s’asseoir, pleurer, partir

Une fois par heure, j’entends encore les cris dans ma mémoire.

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La force de la beauté

Que s’est-il passé ? J’ai regardé au loin quelques instants, et je suis tombé à genoux sous les immenses poids de ma mémoire.

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Comment vivre

Comme souvent en ce moment je me réveille en pensant à toi. J’ai écrit un texte dans ma tête cette nuit mais je ne m’en souviens déjà plus. Ca parlait de faire un tour au parc et d’y croiser toujours la même dame. Je le réécrirai peut-être.

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Etincelle

Tu voles et j’ai du mal à te rattraper. Je t’ai regardé un court instant, et la beauté m’a suffit pour essayer aussi. Mais je ne sais pas voler.

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La guerrière

Terrifiée. L’idée même est affreuse, le chemin est long, l’attente est longue, l’appréhension est longue. Quelque chose la pousse à aller de l’avant, mais tout un monde la tire à l’arrière.

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L'expérience du monde

Je me souviens d’un vieux texte que j’avais écrit sur l’univers. J’y parlais de la grandeur des mondes en partant du principe que l’univers est infini : l’infini amène à toutes les possibilités, donc tout ce qui peut exister existe. L’imagination n’est plus limitée à des expériences de pensées propres à chacune, mais s’étend dans la réalité sans que nous puissions le voir. Le plus beau, c’est qu’on a aucune idée de si c’est vrai ou non. Je crois que c’est ça qui me fascinait.

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Le feu et la lumière

Admire la scène : nous sommes dans le noir et rien ne bouge. On entend nos respirations, des bruits métalliques, un frottement, puis des râles, des cris. Rien ne doit bouger, mais c’est de plus en plus difficile. La force de l’obscurité c’est pas ce qu’elle nous cache, mais ce qu’elle nous laisse entrevoir, ce qu’on discerne à peine à travers les ombres un court instant avant de regagner notre mémoire et notre imaginaire.

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L'hiver les feuilles tombent

Les feuilles tombent tous les hivers. C’est vivant et pourtant c’est mécanique, presque automatique. Les épines restent, les feuilles tombent. Mais le temps continue, emporte avec lui le souvenir de ce qui a été, de ce qui est et de ce qui n’est plus. On avance. Les feuilles renaissent, les feuilles retombent, le temps emporte. Les regrets restent parfois, s’envolent peut-être.

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A chacun sa vérité

Tout disparaît petit à petit. Tout s’en va, et tout s’en ira encore, pour toujours. Tout s’en va déjà, sans jamais qu’on ne s’en rende compte. La vie nous fait avancer. On continue de déambuler dans les grands couloirs de l’existence sans s’emparer des changements qui l’ornent, puis plus tard on regarde des années en arrière en se demandant comment on a pu vivre comme ça.

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